Vera Di Bianca : entre figuratif et surréalisme

Vera Di Bianca est une artiste peintre française dont l’univers se situe entre le figuratif et le surréalisme. Ses toiles traduisent un dialogue constant entre le réel et l’imaginaire, entre la mémoire des peuples et une approche profondément personnelle. Sa démarche s’enracine autant dans l’anthropologie que dans ses voyages, et c’est ce mélange de cultures et de techniques qui confère à son travail une identité singulière.

Formée au Lycée Artistique “Via Ripetta” de Rome auprès de Cesare Tacchi, figure de la pop art italienne, Vera Di Bianca a rapidement exploré des disciplines variées : dessin, gravure, tissage, orfèvrerie. En 2005, un séjour à Santiago du Chili marque un tournant décisif. Elle y découvre la culture mapuche, qui nourrit son travail et l’amène à présenter une exposition intitulée La mirada inquieta à l’Université Catholique. Cette expérience confirme son attrait pour l’univers des peuples autochtones et pour une peinture nourrie de symboles.

Dans son processus, elle commence souvent par tracer des formes brutes, qu’elle enrichit de valeurs sombres pour poser le volume. Les gris et les blancs viennent ensuite adoucir et modeler la lumière, avant que des touches plus noires ne délimitent les contours. Loin de rechercher une surface lisse, elle privilégie les estompes et les variations, ajoutant des irrégularités pour suggérer la texture et casser l’uniformité. La matière devient ainsi un langage en soi, porteuse de vibrations et d’émotion.

Cette approche technique traduit un rapport profond à la mémoire et au geste. Chaque toile fonctionne comme une stratification : les couleurs, les contrastes et les textures superposent des fragments de culture et d’histoire. L’artiste introduit également des éléments issus du tissage et de l’orfèvrerie, renforçant la dimension tactile et presque organique de ses œuvres. Ce dialogue entre disciplines ouvre la voie à un univers plastique où se croisent abstraction et suggestion figurative.

Aujourd’hui, Vera Di Bianca expose en France et à l’international, notamment au sein du collectif parisien des Evasionnistes. Ses œuvres, qu’il s’agisse de pièces colorées ou de dessins plus sobres comme La Reine, témoignent de cette double recherche : célébrer la matière et interroger les racines culturelles.

En mêlant héritages ancestraux et expression contemporaine, Vera Di Bianca ne se contente pas de représenter le monde. Elle l’interprète, l’interroge et le transforme en un langage pictural qui invite à voir autrement le réel, entre ombres et lumières, visible et invisible.

Site web de Vera Di Bianca